Mulini

Ayas
mulino di Lignod

Champorcher
mulino Danna di Le Moulin

Challand-Saint-Anselme
mulino di Ruvere

Fénis
mulino di Barche

La Magdeleine
catena di 8 mulini

Saint-Pierre
mulino di Rossan

Rhêmes-Notre-Dame
mulini di Pellaud e Chaudannaz

Rhêmes-Saint-Georges
mulino di Voix

Saint-Marcel
mulino di Seissogne

Valtournenche
mulino di Crétaz

 

I mulini a grano

Piccoli e discreti, i mulini a grano valdostani di una volta si nascondevano nelle pieghe delle montagne, nei valloni, sul bordo dei torrenti. Ma perché non si vedono più?

Perché non hanno quattro ali maestose come i mulini a vento di Don Chisciotte e, soprattutto, perché la ruota orizzontale che aziona il mulino è, molto spesso, invisibile, contrariamente a quella del Mulino Bianco, alla ruota verticale dell’immagine disegnata su tutti i pacchi di quei biscotti che abbiamo tanto mangiato dalla nostra infanzia!

Ma, allora, dov’è la ruota motrice? Dov’è il torbeillet?

È proprio sotto l’edificio del mulino, in legno, una volta, o in metallo, molto spesso a partire dal XX secolo. Questa ruota motrice è orizzontale e riceve un piccolo getto d’acqua che, grazie a una forte caduta, concentra una grande forza sulle palette della ruota o sulle cucchiaie. Tale tecnica è adattata alle regioni montuose dove non piove molto. Si incontrano questi piccoli mulini a turbina orizzontale dall’Himalaya alle Alpi, con un’incursione nell’Atlante, in Marocco dunque.

Essa permette di sfruttare l’energia di piccoli corsi d’acqua, anche intermittenti. Certo, l’acqua è preziosa per l’agricoltura e soprattutto per far crescere l’erba necessaria agli allevamenti, ma l’acqua trasportata dai torrenti e dai ruscelli, nel periodo in cui non è necessario irrigare i prati, era messa a profitto in autunno dai mulini.

Il piccolo edificio misura solo 10 m2 e assomiglia molto spesso a una casetta , con una porta e una finestrella sulla facciata anteriore, un tetto a uno spiovente o due, ma, sotto il pavimento della stanza principale, passa un ruscello, chiamato sovente il ru muneresse ed è lui ad azionare la ruota, il torbeillet, che girando aziona una sbarra verticale in ferro che passa più su nel meccanismo del mulino.

Per economizzare la forza dell’acqua, le consorterie dei villaggi costruivano talvolta questi mulini in serie. A La Magdeleine, si succedevano otto mulini sul pendio e approfittavano tutti della medesima acqua. A Lignod di Ayas, ce n’erano quattro. Ogni villaggio un po’ grande ne possedeva almeno uno.

I mulini comportano due macine in pietra che triturano il grano: quella sotto non si muove, mentre quella sopra gira, messa in moto direttamente dall’asse verticale in ferro che proviene dalla piccola ruota orizzontale.

Nella piccola stanza dove si macina il grano, la macchina sembra complessa, ma è semplice: si versa da sopra il grano (segale, frumento, orzo, avena) in una tramoggia, una gerla in legno, con un buco in fondo, che versa piano piano i cereali in una specie di scodella che si agita con il movimento del mulino e lascia cadere il grano, un chicco dopo l’altro, sulla macina inferiore. La macina di sopra, azionata dal torbeillet, gira, gira, e il grano si infila tra le due macine. Poco alla volta è schiacciato e si trasforma in farina. Tutto qui! Con la farina si potrà fare la pasta per il pane e accendere il forno del villaggio.

CLAUDINE REMACLE

Associazione Italiana degli Amici dei Mulini Storici 
www.aiams.eu 

Les moulins à grains

Petits et discrets, les moulins à grains valdôtains d’autrefois se nichaient dans les replis des montagnes, dans les vallons, au bord des torrents. Mais pourquoi ne les voit-on plus ?

Parce qu’ils n’ont pas quatre ailes majestueuses comme les moulins à vent de Don Quichotte et, surtout, parce que la roue horizontale qui actionne le moulin est, le plus souvent, invisible, contrairement à celle du Mulino Bianco, à la roue verticale de l’image dessinée sur tous les paquets de biscuits que l’on a tant mangés depuis notre enfance !

Mais, alors, où est la roue motrice ? Où est lo torbeillet ?

Il est sous le bâtiment même du moulin, en bois, autrefois, ou en métal, très souvent depuis le XXe siècle. Cette roue motrice est horizontale et reçoit un petit jet d’eau qui, grâce à une forte chute, concentre une grande force sur les palettes de la roue ou sur les augets en forme de cuillères.

Cette technique est adaptée aux régions de montagne où il ne pleut pas beaucoup. On rencontre ces petits moulins à turbine horizontale de l’Himalaya aux Alpes, en faisant un détour par l’Atlas, donc par le Maroc. Elle permet d’exploiter l’énergie de petits cours d’eau, même intermittents. Bien sûr, l’eau est précieuse pour l’agriculture et surtout pour faire pousser l’herbe nécessaire à l’élevage, mais l’eau transportée par les torrents et par les ruisseaux, pendant la période où il n’y a pas besoin d’irriguer les prés, était mise à profit en automne par les moulins.

Le petit bâtiment mesure seulement 10 m2 et il ressemble le plus souvent à une petite maison, avec une porte et une petite fenêtre sur la façade avant, un toit à un ou deux versants, mais, en dessous du plancher de la pièce principale, passe un ruisseau, appelé souvent le ru muneresse et c’est lui qui actionne la roue, lo torbeillet, qui en tournant actionne une barre verticale en fer qui passe en haut dans le mécanisme du moulin.

Pour économiser la force de l’eau, les consorteries des villages construisaient parfois ces moulins en série. A La Magdeleine, huit moulins se succédaient sur la pente et profitaient tous de la même eau. A Lignod d’Ayas, il y en avait quatre. Chaque gros village en possédait au moins un.

Les moulins comportent deux meules en pierre qui broient les grains : celle du dessous ne bouge pas, tandis que celle du dessus tourne, mise en mouvement directement par l’axe vertical en fer qui provient de la petite roue horizontale.

Dans la pièce unique où se moud le grain, la machine semble complexe, mais elle est simple : on verse au-dessus le grain (seigle, froment, orge, avoine) dans une trémie, une hotte en bois, trouée au fond, qui verse tout doucement les céréales dans une espèce d’écuelle qui s’agite avec le mouvement du moulin et qui laisse s’échapper les grains, un grain après l’autre, qui tombent sur la meule du dessous. Actionnée par le torbeillet, la meule du dessus, tourne, tourne et les grains s’enfilent entre les deux meules. Ils sont écrasés petit à petit et se transforment en farine.

La farine glisse entre les meules et coule dans un petit tuyau qui la verse dans un artsón au pied du moulin. Tout est là ! On pourra, avec elle, faire la pâte pour le pain et allumer le four du village.

CLAUDINE REMACLE , architecte rurale

Association italienne des Amis des Moulins historiques 
www.aiams.eu